Il est commun d’entendre parler de mise à disposition pour un agent public. Ce moyen va permettre à l’agent de bénéficier d’une certaine mobilité tout en conservant ses droits de sa...
Publié le 12 Mai 2020 - 7949 vues
Dans votre carrière publique, vous pourriez être amené à connaître des situations de mutations selon votre propre demande ou selon une opportunité que vous avez voulu saisir. Cette mutation va vous permettre de changer de secteur ou même d’établissement tout en conservant vos précédents acquis (cadre de travail, cadre d’emploi, ancienneté etc…). Cependant, plusieurs aspects sont à prendre en compte lors de votre démarche de mutation.
Pour commencer, il est important de rappeler que la mutation dans la fonction publique s’adresse aux agents titulaires. En effet, il sera en principe impossible de la demander si vous êtes non titulaire (de droit public ou privé) ou bien agent contractuel. Cette mobilité peut par la suite prendre deux formes distinctes : on parle de mutation interne et de mutation externe.
Dans la mobilité des fonctionnaires, on retrouve différents types de mutations. On distingue celles qui sont internes : on entend par là des mutations au sein du même département, de la même collectivité ou du même établissement.
Et celles qui sont externes : on parle ici de mutations qui imposent un changement de département, de collectivité ou d’établissement. Le fonctionnaire sera alors amené à connaître un déplacement géographique.
Il y a plusieurs particularités à prendre en compte lorsque vous engagez une demande de mutation dans la fonction publique. En effet, les conditions diffèrent en fonction du versant de la fonction publique auquel vous êtes rattaché.
Cependant, la particularité de la mobilité dans la fonction publique est qu’elle ne provient pas toujours d’une demande du fonctionnaire. Elle peut en effet être à l’initiative de l’établissement, de la collectivité ou de l’administration et chaque institution possède des mesures distinctes dans le cadre de la mobilité :
Dans les mutations de la fonction publique d’État, les administrations se doivent d’informer le personnel des différents emplois vacants qui vont motiver cette démarche. Couplé à cela, le respect des lignes directrices de gestion (qui remplacent l’avis préalable de la commission administrative paritaire depuis la loi de 2019) est désormais le cadre essentiel pour proposer des offres de mobilité aux agents publics.
La fonction publique territoriale, quant à elle, informe en particulier les centres de gestion (CDG) sur les postes vacants, qui se chargent ensuite d’en faire la promotion. Contrairement à la mutation au sein de la fonction publique d’État, celle-ci s’accompagne d’un préavis (généralement de 3 mois) pour la mutation externe. Ce délai peut toutefois être raccourci si besoin, en cas d’accord entre les collectivités d’origine et d’accueil.
La fonction publique hospitalière a l’obligation d’informer des postes vacants dans le cadre de mobilités externes. En cas de mobilité, l’agent devra démissionner de son poste dans son établissement d’origine afin d’être recruté et intégré dans le nouveau.
Les procédures de mobilité s’avèrent donc fonctionner différemment en fonction du versant de la fonction publique concerné. Toutefois, chaque établissement public requiert une lettre de demande de mobilité en bonne et due forme afin de pouvoir prendre en compte et étudier la demande de l’agent.
Chaque titulaire peut bénéficier d’une mutation, ce qui est à la fois une chance et une opportunité. N’oubliez pas que cette demande reste un acte important. Elle pourra vous être refusée si les nécessités de service ne le permettent pas à ce moment précis. Nous vous conseillons donc d’être organisé, rigoureux et à l’écoute des diverses opportunités que votre administration vous apportera pour réussir pleinement votre projet de mutation !