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Conseils carrière

« Vendre ses compétences » plutôt que « chercher un emploi » !



Savoir vendre ses compétences à un employeur, ça veut d’abord dire… Être conscient et convaincu d’avoir des compétences à vendre (exceptionnelles, évidemment). Comment faire ? Jérôme Decaux, coach, nous livre quelques conseils.

« Je n’aime pas le mot « demandeur d’emploi« . Il sous-entend qu’on me rend un service en m’embauchant… Moi, je ne « demande » pas d’emploi, je vends des compétences ! », s’est un jour indignée mon amie Y.. Jérôme Decaux, coach, confirme : « La bonne posture pour une recherche d’emploi, c’est de se demander ce qu’on peut apporter à un employeur ». Ainsi, rien de tel que de cultiver la confiance en soi et en ses compétences professionnelles pour séduire un employeur…

 

Identifier ses points forts… Et savoir les défendre !

 

 

L’idéal est de commencer une recherche de poste par un bilan : « Qu’est ce que vous savez faire, qu’est ce que vous aimez faire, dans quoi vous êtes à l’aise – donc efficace ? », liste Jérôme Decaux. Bilan de compétences, Conseil en Evolution professionnelle (CEP) peuvent aider à identifier ses compétences techniques. Du côté des savoir-être ou soft skills, tout aussi importants, des tests de personnalité type MBTI permettent de cerner non seulement son profil, mais surtout ses points forts – et c’est bien eux qui donnent confiance en soi ! Enfin, pour les mettre en avant dans un entretien d’embauche, Jérôme Decaux conseille de s’inspirer du storytelling  : « Si on vous demande d’illustrer pourquoi vous avez telle qualité, quelle histoire racontez-vous ? ».

 

Tout le monde a des compétences à vendre

 

 

A ceux qui ne seraient pas très sûrs d’eux, Jérôme Decaux le martèle : « Tout le monde sait faire quelque chose ! » Une déconvenue professionnelle ne doit pas entamer la confiance en soi et ses capacités : « Si votre employeur trouve que « ça ne va plus« , ce « ça va ne plus » s’applique ici et maintenant. Ça ne veut pas dire que vous êtes devenu nul partout en France et pour toujours ! Mais plutôt qu’à l’instant T, il y a une inadéquation entre votre profil et l’organisation dans laquelle vous êtes », précise-t-il. C’est bien l’idée de se considérer comme “vendeur de compétences” : si vos compétences ne sont pas “achetées” par une structure, ça ne veut pas dire qu’elles ne sont pas vendables… Mais plutôt qu’il faut chercher un autre client – qui saura les apprécier à leur juste valeur !

 

Julie Desbiolles

 

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