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Actus secteur public et territorial

Des agents et des usagers impliqués au cœur des politiques publiques



Dans une nouvelle étude, l’Observatoire social territorial décrypte les pratiques innovantes de co-construction des politiques publiques, impliquant agents, usagers et collectivités.

Comment les collectivités peuvent-elles impliquer agents et usagers dans l’élaboration de leurs politiques publiques ? Comment adapter les services de proximité aux évolutions sociétales ? Et cela tout en respectant les contraintes budgétaires ? En veillant à l’amélioration du bien-être au travail des personnels territoriaux ?

A travers une récente étude réalisée par l’Observatoire social territorial (OST), la Mutuelle Nationale Territoriale (MNT) apporte un éclairage sur ces problématiques auxquelles sont à la fois confrontés employeurs et agents publics. Intitulé « Élaborer les politiques publiques avec les usagers et les agents : vers une dynamique de co-construction ? », le document d’une centaine de pages publié début juillet s’appuie sur un « benchmark » réalisé par des élèves administrateurs territoriaux de l’Institut national des études territoriales (INET).

 

Des territoriaux « ambassadeurs »

 

Les futurs dirigeants de collectivités ont, en effet, passé au crible cinq pratiques innovantes de co-construction des politiques publiques testées à travers l’Hexagone. Ainsi, l’OST décrypte en premier lieu « La Transfo ». C’est une expérience menée à travers tout le territoire national. Elle permet aux collectivités de se doter d’un « laboratoire d’innovation actif ». Au sein de cette structure informelle, les agents territoriaux sont formés comme « ambassadeurs ». Aux côtés des usagers, ils réfléchissent à la transformation des services publics. Ainsi qu’à l’impact que les mutations peuvent avoir sur le contenu de leurs missions et sur leurs conditions de travail.

 

« Bonnes pratiques »

 

Autre initiative analysée par les élèves de l’INET : l’opération « Carte blanche ».  Elle réunit les acteurs publics et parapublics de la région de Cahors (Lot) autour d’un projet de transformation de l’action publique locale. Ensuite, le troisième exemple concerne le déploiement à Grenoble (Isère). Une unité juridique mobile, une petite équipe de juristes qui sillonne le territoire intercommunal. Ainsi, ils luttent contre le non-recours aux droits sociaux pénalisant certains usagers.

L’étude de l’OST fait, par ailleurs, le point sur une expérience de co-construction d’un parc naturel urbain de Strasbourg. Cette initiative implique à la fois les riverains et les associations locales. Enfin, les élèves de l’INET analysent les résultats du baromètre de satisfaction mis en place par la communauté d’agglomération de pays Voironnais (Isère). Cet outil permet donc d’évaluer la perception des usagers et de l’administration sur la qualité des services publics du territoire.

En écho à ces « bonnes pratiques », l’Observatoire a établi un guide à l’usage des collectivités territoriales. Parmi les recommandations de l’OST figurent notamment des pistes pour donner une nouvelle impulsion aux métiers en évolution ou pour mieux associer les organisations syndicales aux démarches participatives.

 

Emmanuelle Quémard

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