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Actus Recruteurs : RH et Management

« Nous allons former les prochains adultes-relais »



L’activité des 19 centres de ressources de la politique de la ville a fait l’objet d’un état des lieux du CGET (Commissariat général à l’égalité des territoires). Objectif : donner aux CRPV (Centres des Politiques de la Ville) et partenaires « une image globale » de ces centres. « Chaque année, nous faisons remonter au CGET nos données et ce dernier en fournit une analyse dont les conclusions nous permettent d’affiner nos actions de terrain », affirme Morgane Petit, Directrice de l’IREV (Institut régional de la Ville de la région des Hauts-de-France).

Comment réagissez-vous à la lecture du rapport du CGET sur les centres de ressources de la politique de la ville ?

 

C’est un outil précieux pour nous puisqu’il nous permet de savoir comment les autres centres travaillent. Dans son dernier rapport, le CGET (Commissariat général à l’Égalité des territoires) a demandé au consultant Bernard Bensoussan, d’analyser ces données pour en fournir une synthèse plus qualitative. Il dresse ainsi un état des lieux de l’implication des acteurs du droit commun dans la mise en œuvre de la politique de la ville, souhaitée depuis la loi Lamy de 2014. Depuis cette date, nous nous sommes beaucoup engagés sur le développement économique.

Nous lançons aujourd’hui deux actions. L’une concerne les cités éducatives et l’autre la formation professionnelle et l’emploi. Cela permet alors aux acteurs de la politique de trouver des appuis auprès des représentants de l’Etat local. Si les services du droit commun s’intéressent aux quartiers, leur approche reste encore très « droit commun », si j’ose dire. Or, pour être efficient, le droit commun doit mieux intégrer les spécificités des QPV. Entre les chefs de projets politiques de la ville, l’Etat et les collectivités, le travail de mise en relation reste encore insuffisant.

 

1 000 nouveaux postes d’adultes-relais vont être créés. Quel rôle jouerez-vous dans leur formation ?

 

Les adultes-relais jouent un rôle essentiel entre les habitants et les institutions. C’est un emploi à temps plein, géré par les associations de terrain. Nous allons concevoir une offre ad hoc, notamment pour leur permettre d’être les vrais animateurs des conseils citoyens mis en place par la loi Lamy. Le rôle d’un centre de ressources est de créer des synergies entre les acteurs de terrain. Mais également de les conseiller pour faire vivre au mieux les dispositifs. En effet, nous sommes sollicités par les communes, intercommunalités et collectivités concernées. Notre objectif est de répondre au plus vite aux besoins pour que les quartiers demeurent des laboratoires de la démocratie participative en lien avec les dispositifs de droit commun.

 

Le CGET évoque dans son rapport la difficulté pour l’IREV à couvrir l’intégralité du territoire des Hauts-de-France ?

 

Nous étions installés dans le Nord-Pas-de-Calais depuis 15 ans. Notre objectif est de conforter notre renommée avec la Picardie. 125 quartiers prioritaires sont recensés dans l’ex-Nord-Pas-de-Calais, la Picardie en compte beaucoup moins. Le conseil d’administration n’a pas souhaité créer d’antenne en Picardie parce que nous ne voulons de compétences multi-casquettes dans les centres, mais des salariés plus experts dans chaque domaine couvert par la politique de la ville. Aujourd’hui, le défi reste la professionnalisation des métiers de la politique de la ville.  Ce qui permettra alors de répondre aux attentes de la population dans les quartiers.

 

Stéphane Menu

 

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